The Tour of Europe, 5th Act

Day 320, Marseille, 18.704 km

After Central Europe last summer, the North in the fall, France in the winter and the Iberian Peninsula in the spring, I’m about to embark on the 5th act of the Tour of Europe: Italy. I don’t know yet what I’m more excited about: the idea of stopping in small villages and tasting a tomato-mozzarella salad with a drizzle of olive oil, the idea of the Mediterranean coastline that awaits me along the way, or the prospect of being able to gorge myself on pasta and pizza morning, noon and night… In any case, I can’t wait to get there. And I even used the last 15 days to rest, but also to do some mountain training to prepare for the Alps… With a few days to go, I was catching the Giro caravan!

Before resting, I still had to get to Avignon. Departure from Valence at dawn, I want to be at my Aunt Catherine’s for lunch. Fortunately, the Via Rhôna is flat and unlike the day before, I have the wind at my back this time. Kilometers fly by. I pass or overtake a lot of cyclists, some of them seeming to travel like me, as if the return of the nice weather had them leaving their houses… After Montélimar, I start the part of the road that I don’t know. Long straight lines along the Rhône. Swallowed at more than 30 km/h. Then a sign « Floods ». Interesting. It’s not the kind of sign I want to take seriously, the weather has been nice for 3 days and I don’t want to make a detour… I ride a little bit in the mud, well, but for a flooded road, it’s quite passable. I congratulate myself and continue. Still riding fast, the aperitif calls me! Then comes a second sign « Floods ». Ha Ha Ha. It must be for people who are afraid to dirty their tires. Indeed, there is a little more mud this time. But I can still go through. Until I can’t anymore. One meter of water and no way to go around. That’s what it means to be a smart ass. U-turn, until I find a path through the fields that brings me back to the road that I follow until Bourg Saint-Andéol where I can find a via Rhôna that is not flooded… I am so worried about missing my appointment that I don’t even take the time to make a photo….

In the end, I arrive a little bit after the legal time of the aperitif in Provence but the Pastis is still served to me at Catherine’s. And the lunch too, welcomed after this race against the clock along the Rhone. The rest of the way to Avignon is uneventful, with the wind at my back and on the flat. My transmission starts to show signs of rust, I’ll have to go back to my favorite repairer to give my dear Jay a makeover. Spring cleaning for the bike, rest for Bob and me, I enjoy family, friends, and the cherry tree in Jean Claude and Annie’s garden. And as I have a hard time not to ride my bike, I decide to climb the Mont Ventoux. Too much rest isn’t good either…

I’m lucky on the weather : very little wind, sunny but not too hot, and above all no panniers on the bike, it’s easier to climb the passes. I am lucky to have a supporter who encourages me and immortalizes the moment. And without my luggage pulling me back, I almost feel like the climb is easy… for the first 2 kilometers, the next 16 a bit less. After the Chalet Reynard, I feel like I’m in the desert: white rocks everywhere, the blinding sun reflecting off it, not a drop of water on the horizon … The Col des Tempêtes is a bit « disappointing »: I had been promised hell, a wind that would blow you around. In fact: flat calm. But a very nice view. Then the summit. Another monument for cyclists to check off my list. The descent to Malaucène is a treat, endless straight lines, a peak at 75 km/h, a superb view on the Ecrins massif, and Jean Claude waiting for me at the bottom for a little restaurant. Perfect. I go back to Avignon through the Dentelles de Montmirail (I add a pass to my collection of the day). Ventoux : check

Climbing in the desert
Jay at the top
View from the Col des Tempêtes

The next day, COVID strikes. Right next door, it hits my Aunt Annie. But that still means a week in solitary confinement. Bad luck. I take the opportunity to continue to rest, to read (less books to carry on the bike) and to climb the Ventoux again. At least try. There are 3 roads to climb it. I’m missing two of them. The « easiest » ones. I start with the one from Malaucène, it’s beautiful, you can quickly see the Alps, and it’s a little less hard than the climb from Bédoin. On the other hand, when I arrive at 2/3 of the climb, a truck blocks the passage. The pass is closed, even for bikes this time. So I decide to go around and do the 2/3 of the 3rd climb from Sault. Superb route through the Toulourenc gorges. Without a single meter of flat. I’m exhausted when I get to Sault and I still have to go up to Chalet Reynard before going back. Fortunately, this part is rather easy, and the 20 kilometers of descent that follow allow me to rest. I was a bit ambitious and I even suffer on the flat at the end. 212 km with 3.100m of ascent, even without luggage, is a bit much. Even after 18.000 km… I’ll know that for the next time…

The Ventoux tour…
… through the gorges of Toulourenc

The next day, good news, COVID test negative. Small weekend in Lyon to celebrate this and then I can leave! I take the opportunity to change a little bit of sport and to do a nice hike: nice views on the Ain valley and arrival at the Glandieu waterfall. And finally, I can go back to ride! Venelles first, to visit Mamie and Sylvie. Marseille then, with a small detour by Saint Maximin and Aubagne to admire the Sainte Victoire, the Sainte Baume and cross the country of Marcel Pagnol.

The valley of the Ain
The waterfall of Glandieu

On this, I’ll leave you, we have some pints to drink…

Tour d’Europe, Acte V

Jour 320, Marseille, 18.704 km

Après l’Europe Centrale l’été dernier, le Nord à l’automne, la France en hiver et la Péninsule Ibérique au printemps, je vais me lancer dans le cinquième acte du Tour d’Europe : l’Italie. Je ne sais pas encore ce qui me réjouit le plus : l’idée de pouvoir m’arrêter dans des petits villages et déguster une salade tomate-mozza avec un filet d’huile d’olive, celle des côtes méditerranéennes qui m’attendent le long de mon trajet, ou encore la perspective de pouvoir m’empiffrer de pâtes et de pizzas matin, midi et soir… En tout cas j’ai hâte d’y être. Et j’ai même mis les 15 derniers jours à profit pour me reposer, mais aussi pour faire un peu de montagne histoire de m’entraîner pour le passage des Alpes… A quelques jours près j’attrapais la caravane du Giro !

Avant le repos, il faut tout de même arriver à Avignon. Départ de Valence aux aurores, je veux être chez ma Tante Catherine pour le déjeuner. Heureusement, la Via Rhôna c’est plat et en plus, contrairement à la veille, j’ai le vent dans le dos cette fois. Ça défile. Je croise ou double beaucoup de cyclistes, certains qui ont l’air de voyager comme moi, à croire que le retour des beaux jours les a fait sortir de chez eux… Après Montélimar, je commence la partie de la route que je ne connais pas. Longues lignes droites le long du Rhône. Avalées à plus de 30 km/h. Puis un panneau « Route inondée ». Intéressant. Ce n’est pas le genre de message que j’ai envie de prendre au sérieux : il fait beau depuis 3 jours et j’ai pas envie de faire un détour… Je roule un peu dans la boue, certes, mais pour une route inondée, elle est tout à fait praticable. Je m’auto-congratule et je continue. Toujours sur un gros rythme, l’apéro m’appelle ! Puis vient un second panneau « Route inondée ». Ha Ha Ha. Ça doit être pour les gens qui ont peur de salir leurs pneus. Effectivement, il y a un peu plus de boue cette fois. Mais ça passe quand même. Jusqu’à ce que ça ne passe plus. Un mètre d’eau et pas moyen de faire le tour. C’est ça de faire son malin. Demi-tour, jusqu’à trouver un chemin à travers champs qui me ramène à la départementale que je suis jusqu’à Bourg Saint-Andéol où je peux retrouver une via Rhôna non inondée… Je suis tellement inquiet à l’idée de manquer mon rendez-vous que je ne prends même pas le temps de faire une photo….

Au final, j’arrive un peu après l’heure légale de l’apéro en Provence mais le Pastis m’est tout de même servi chez Catherine. Et le déjeuner aussi, bienvenu après cette course contre la montre le long du Rhône. Le reste du trajet vers Avignon se fait sans histoires, vent dans le dos et sur le plat. Ma transmission commence à montrer des signes de fatigue, il faudra repasser chez mon réparateur préféré pour refaire une beauté à mon cher Jay. Nettoyage de printemps pour le vélo, repos des guerriers pour Bob et moi, je profite de la famille, des amis, et du cerisier dans le jardin de Jean Claude et Annie. Et comme j’ai du mal à ne pas faire de vélo, je décide de faire l’ascension du Mont Ventoux. Faudrait pas trop se reposer non plus…

Je suis chanceux sur la météo : très peu de vent, du soleil mais pas trop chaud, et surtout pas de sacoches sur le vélo, c’est plus facile pour grimper les cols. J’ai la chance d’avoir un supporter qui m’encourage et qui immortalise le moment. Et sans mes bagages qui me tirent en arrière, j’ai presque l’impression que la montée est facile… pendant les 2 premiers kilomètres, les 16 suivants un peu moins. Passé le Chalet Reynard, je roule dans le désert : des cailloux blancs partout, le soleil aveuglant qui s’y reflète, pas une goutte d’eau à l’horizon… Le Col des tempêtes est un peu « décevant » : on m’avait promis l’enfer, un vent à décorner les bœufs. Dans les faits : calme plat. Mais une très belle vue. Le sommet ensuite. Encore un monument des cyclistes à cocher sur ma liste. La descente vers Malaucène est un régal, des lignes droites interminables, une pointe à 75 km/h, une superbe vue sur le massif des Ecrins, et Jean Claude qui m’attend en bas pour un petit resto. Parfait. Je rentre tranquillement à Avignon en passant par les Dentelles de Montmirail (je rajoute au passage un col à ma collection de la journée). Ventoux : check

Montée dans le désert
Jay au sommet
Vue depuis le Col des Tempêtes

Le lendemain, le COVID frappe. Juste à côté, ça tombe sur ma tante Annie. Mais ça veut quand même dire une semaine à l’isolement. Pas de bol. J’en profite pour continuer à me reposer, pour bouquiner (ça fait moins de livres à emporter sur le vélo) et pour refaire le Ventoux. Du moins essayer. Il y a 3 routes pour y monter. Il m’en manque donc deux. Les plus « faciles » en plus. Je commence par celle de Malaucène, c’est beau, on a vite la vue sur les Alpes, et c’est un peu moins dur que la montée depuis Bédoin. En revanche, quand j’arrive au 2/3 du trajet, un camion bloque le passage. Le col est fermé, aussi pour les vélos cette fois. Du coup je décide de faire le tour pour quand même aller faire les 2/3 de la 3ème montée depuis Sault. Superbe route par les gorges du Toulourenc. Sans un mètre de plat. Je suis cuit en arrivant à Sault et il faut encore remonter jusqu’au Chalet Reynard avant de rentrer. Heureusement cette partie est roulante, plutôt facile, et les 20 kilomètres de descente qui suivent me permettent de me reposer. J’ai été un peu ambitieux et je souffre même sur le plat à la fin. 212 km avec 3.100m de dénivelé, même sans bagages c’est un peu beaucoup. Même après 18.000 km… Je saurais ça pour la prochaine fois…

Le tour du Ventoux…
… par les gorges du Toulourenc

Le lendemain, bonne nouvelle, test COVID négatif. Petit weekend à Lyon pour fêter ça et ensuite on repart ! J’en profite pour changer un peu de sport et faire une belle rando : jolies vues sur la vallée de l’Ain et arrivée à la cascade de Glandieu. Et enfin, on s’y remet ! Venelles d’abord, pour aller voir Mamie et Sylvie. Marseille ensuite, avec un petit détour par Saint Maximin et Aubagne pour admirer la Sainte Victoire, la Sainte Baume et traverser le pays de Pagnol…

La vallée de l’Ain
La cascade de Glandieu

Sur ce, je vous laisse, on a quelques pintes à écluser…

The Tour Of France, done too!

Day 300, Valence, 18.006 km

Valence – Valence. 250 days later. Arrival by the South this time to complete the loop. Some of you might note that the north-western quarter of France was a little neglected. May the Bretons and the Normans forgive me, but COVID… If you have any complaints, please contact the Customer Service at 0800-1000-1000, they will be happy to register your request… This omission aside, I have completed my Tour de La France. All I have to do now is go back down south and then head for Italy!

The Tour

I’ve been on a rather slow pace these last few days: more nights in a bed than in a tent, more meals prepared with love by my hosts than dishes cooked on my camping-stove, more aperitifs, more beer and a little less cycling. But mostly more friends and family, so I won’t complain. But when I ride my bike, I choose the right conditions: wind, rain, cold, all the right things! But since I sleep more often in dry conditions, it’s quite bearable.

Weekend in Toulouse, I have time to see again all the people I saw during my visit in December and even to add some new faces! Good discussions, and always as much pleasure to see the pink city again. A terrace inauguration too, with a weekend with friends like in the good old days…

A crazy game of Cap’s
The inauguration team!

I set off again on Sunday afternoon, under a slightly grey sky and I follow the Canal du Midi. A short passage along the Supaéro campus, it brings back some emotional memories of endless walks after crazy parties, of little Saturday morning jogging sessions or of the walking trips to the Bikini… These student years… Then it’s the unknown. An asphalt road, plane trees, and some wind. A lot of wind. From the front of course. And the plane trees don’t really protect me from it. I’m struggling. I wanted to move forward to have a small stage the next day, but I finally pitch the tent just after Castelnaudary, not even 90 km after the start, along the canal, as the rain starts to fall. A little old man passing by tells me: « It’s hard! » Thank you sir…

Nice Campus!
Castelnaudary, all gray…

The night is rather calm in the end, and I am even dry the next morning. The hail storms must have stayed over Toulouse. I talk with some morning walkers, in particular with a retired military man, that we will call Chief Warrant Officer Fisherman for the needs of the narration, who talks to me for 20 minutes about doping in cycling. Who asks me « What the hell are you smoking? » with his nice south-western accent when I tell him I’m thinking of going for a ride in the Alps on my way to Italy, who exclaims « But you’re a top-level sportsman!  » when I reply that I have just climbed the Tourmalet, and who concludes with a magnificent « Ingculé » (the closest word in English would be M*th*rf*ck*r) when I tell him that I have planned to ride 140 km for the day. Thank you Chief Warrant Officer Fisherman, you made my morning! I ride along the canal to Carcassonne and then the road, with the wind at my back, through the vineyards, to Argeliers to meet Olivier, one of the cyclists’ Uncles!

Carcassonne and its medieval city
Vineyards, and more vineyards

Uncle and nephew continue to follow the Canal du Midi, until Béziers, even if sometimes we are more on a muddy hiking path than on a bicycle path, and I take advantage of my uncle’s encyclopedic knowledge to learn more about what is offered to us: The tunnel for the Malpas canal, the pond of Montady, the 9 locks and the canal bridge in Béziers among others. Then we follow a national road, and it starts to rain cats and dogs, which gives me less opportunity to enjoy the above-mentioned knowledge. But the hot shower at the arrival and the meal which follows are only more pleasant…

The canal tunnel
The canal bridge

The bed is so comfortable and the breakfast so full that I manage to take off only around 11 am. Towards the Cévennes now. A lot of wind but no rain. And a nice climb towards the Aigoual mountain which is coming. I’m so excited that I make a small detour to see the Pic Saint-Loup a little closer (not too much either). Then I ride along the Hérault river, which is very high and carries a lot of branches: it rained a lot these last days but for me it’s rather the sun that dominates. I find a nice bike path, which between tunnels and bridges avoids me a lot of climbing. Unfortunately, the GPS is convinced that all the tunnels are passable, even those with a « Danger, no access » sign. I go through the first one, but not the second, and I have to go over the mountain…

The Hérault
Sumène

I then find the gorges of the Hérault, and start the ascent of the mount Aigoual. 26 km. Even at 4% my legs hurt. Especially since the wind doesn’t help. Well, not always. The road is winding, so I find myself rowing like a galley slave on 2% slopes or jumping like a goat when the climb is around 10%. Interesting. But the view is magnificent, especially since I can appreciate it slowly as the road rises and my eyes look further and further down the valley. And waterfalls. All along the road, on the valley walls, in front, behind, everywhere. A delight. On the other hand, I « pay » for my late departure and at about 8:50 pm, as the day (and the rain) starts to fall, as the temperature slowly goes under 4°, as the wind increases in violence, I decide to stop believing that I will arrive at the top of the ascent before the night and to find a corner in the forest to sleep.

Cold, cold night. Despite the socks I kept on, I feel like I have ice cubes instead of feet. And that I slept only 3 hours. In addition I have the visit of a field mouse which made its way to the interior of my tent with its teeth! We look at each other right in the eyes. Then it seems to decide that it’s safer to go back to where it came from… Now I’ve got an extra airing in the tent… I finish the ascent of the mount Aigoual and I tell myself that I did well to wait until daytime to reach the summit: it would have been a pity not to take advantage of the view…

I then take the road to Florac. A sign announces « Difficult and dangerous road ». Funny. A beautiful descent that winds up the side of the mountain, with the Tornon below, little moments of fear when I take my eyes off the road a little too long to look at the landscape, and the sun that instantly makes me forget the coldness of the night… I take a little break for food at the bakery in Florac, and after having gobbled up a quiche, a pain au chocolat, a slice of flan and something with almonds, I set off into the gorges of the Gardon d’Alès. I stay on the national road, I decided to stop following the misguided advice of the GPS. The road is pleasant, few cars, another good choice for Mr Lunet!

Arrival at Florac
Nice view from the N106

Then comes the moment when I have to leave the valley. After 500m on a tarred road I find myself on a hiking trail. It’s fun. Especially for the guy who decided to stop following its GPS silly directions. But well, it’s been a long time since I climbed a pass on a trail. I laugh. The road is full of stones, I slip, I skid, I find myself in the mud, I laugh less but I advance. Then comes the top of the pass and its castle. I rejoice thinking that I am back on the road and that I will never leave it. In fact no, the trail is back a few kilometers later. Then the forest. Then the path disappears. Then I am lost. I don’t laugh anymore. I try to follow the blue track on my phone but there are only trees and a 45° slope in front of me. And more trees lying across the slope. And brambles. I spend 20 minutes going in circles and wondering where to go. I spot a path on the map that seems to be downhill. I hold back Jay who wants to throw himself down the slope and into all the trees in his path. I end up taking off the bags and carrying the bike the last 500 meters. I lost a good hour but I’m back on a road… Good old GPS

The castle of Portes
The trail has disappeared

I decide not to leave the road anymore, even if it means making detours and climbing more passes than necessary (I’m already at 6 for the day!). In the end, I probably took the shortest and fastest way, the flattest too, and I arrive at Xavier and Marie’s house in time to start the aperitif, to taste the pizzas and to tell some of my silly adventures to Alice…

The next day, after a hearty breakfast, Raphaël joins me to ride to Valence. A little bit windy but on the flat, along the Rhône river, in the sun. A perfect day for a good bike ride. I even entrust him Jay for the second half of the trip, I feel like flying with his light road bike… And we arrive in Valence, where (almost) everything started…

Jay runs away…

Le Tour De La France, c’est fait aussi!

Jour 300, Valence, 18.006 km

Valence – Valence. 250 jours après. Arrivée par le Sud cette fois pour boucler la boucle. Les plus pointilleux noteront que le quart nord-ouest de la France a été un peu négligé. Que les bretons et les normands me pardonnent, mais le COVID est passé par là. Si vous avez des réclamations, contactez le Service Client au 0800-1000-1000, ils se feront un plaisir d’enregistrer votre demande… Cette omission mise à part, j’ai donc bouclé mon Tour de La France. Il ne me reste plus qu’à redescendre vers le Sud et ensuite direction l’Italie !

Le Tour

J’ai repris sur un rythme plutôt tranquille ces derniers jours : plus de nuits dans un lit que sous la tente, plus de repas préparés avec amour par mes hôtes que de plats cuits au réchaud, plus d’apéros, plus de bière et un peu moins de vélo. Mais surtout plus d’amis et de famille alors on ne va pas se plaindre. Mais quand je fais du vélo, je choisis les bonnes conditions : vent, pluie, froid, tout y passe en ce moment. Mais vu que je dors plus souvent au sec, ça reste assez supportable.

Weekend à Toulouse donc, j’ai le temps de revoir tous ceux que j’avais vu lors de mon passage en décembre et même de rajouter des étapes ! Bilan : des bons gueuletons, des bonnes discussions, et toujours autant de plaisir à revoir la ville rose. Une terrasse inaugurée aussi, avec un weekend entre copains comme au bon vieux temps, ça fait plaisir !

Une folle partie de Cap’s
La fine équipe d’inauguration !

Je me remets en route le dimanche dans l’après-midi, sous un ciel un peu gris et je suis le canal du midi. Petit passage au bord du campus Supaéro, ça rappelle quelques souvenirs émus de retours de soirée interminables, de petits footings du samedi matin ou encore du trajet pour rejoindre le Bikini… Ah les années étudiantes… Puis c’est l’inconnu. Une route bitumée, des platanes, et surtout du vent. Beaucoup de vent. De face bien sûr. Et les platanes qui ne me protègent pas vraiment. Donc je galère. Moi qui voulait bien avancer pour avoir une petite étape le lendemain, je me résigne à planter la tente juste après Castelnaudary, même pas 90 km après le départ, le long du canal, alors que la pluie commence à tomber. Un petit vieux qui passe s’exclame : « C’est dur hein !! » Je ne vous le fais pas dire monsieur…

Chouette Campus !
Castelnaudary, tout gris…

La nuit est plutôt calme au final, et je suis même au sec le lendemain matin. Les orages de grêle ont dû rester au-dessus de Toulouse. Je discute avec des promeneurs du matin, notamment avec un militaire à la retraite, que nous appellerons Adjudant-Chef pêcheur pour les besoins de la narration, qui me parle pendant 20 minutes du dopage dans le cyclisme. Qui me demande « Mais qu’est-ce que vous fumez?» avec son accent chantant du sud-ouest quand je lui dit que je pense aller faire un petit tour dans les Alpes sur le chemin de l’Italie, qui s’exclame « Mais vous êtes un sportif de haut niveau en fait ! » quand je réplique que je viens de faire le Tourmalet, et qui conclut pas un magnifique « Ingculé » quand je lui dit que j’ai prévu de faire 140 km dans la journée. Merci Adjudant-Chef pêcheur, vous avez fait ma matinée ! Je longe encore un peu le canal jusqu’à Carcassonne puis la route, vent de dos, dans les vignes, jusqu’à Argeliers pour y retrouver Olivier, un des tontons cyclistes !

Carcassonne et sa cité médiévale
Des vignes, et encore des vignes

Oncle et neveu continuent à suivre le canal du midi, jusqu’à Béziers, même si parfois on est plus sur un chemin de randonnée bien boueux que sur une piste cyclable, et je profite des connaissances encyclopédiques de mon oncle pour en apprendre plus sur ce qui s’offre à nous : Le tunnel pour canal de Malpas, l’étang de Montady, les 9 écluses et le pont canal à Béziers entre autres. Puis on suit une nationale, et il se met à pleuvoir des cordes, ce qui me donne moins d’occasions de profiter des connaissances sus-citées. Mais la douche chaude à l’arrivée et le repas qui suit n’en sont que plus agréables…

Le tunnel canal
Le pont canal

Le lit est tellement confortable et le petit-déjeuner tellement fourni que je ne parviens à décoller que vers 11 heures. Direction les Cévennes. Beaucoup de vent mais pas de pluie. Et une belle montée vers le mont Aigoual qui se profile à l’horizon. Je suis tellement en jambes que je fais un petit détour pour aller voir le pic Saint-Loup d’un peu plus près (pas trop non plus quand même). Puis je longe l’Hérault, bien haut et qui charrie beaucoup de branches : il a bien plu ces derniers jours mais pour moi c’est plutôt le soleil qui domine. Je trouve une jolie voie cyclable, qui entre tunnels et ponts m’évite pas mal de dénivelé. Malheureusement, le GPS est persuadé que tous les tunnels sont praticables, même ceux barrés d’un panneau « Danger, accès interdit ». J’en prends un, mais pas deux, et je dois me résoudre à passer par-dessus la montagne…

L’Hérault
Sumène

Je retrouve ensuite les gorges de l’Hérault, et me lance dans l’ascension du mont Aigoual. 26 km. Même à 4% ça fait mal aux jambes. Surtout que le vent n’aide pas. Enfin pas toujours. La route étant en lacets, je me retrouve à ramer comme un galérien sur des pentes à 2% ou à bondir comme un cabri quand la montée est plus aux alentours de 10%. Intéressant. Mais la vue est magnifique, d’autant plus que je peux l’apprécier lentement à mesure que la route s’élève et que mon regard porte de plus en plus loin vers le fond de la vallée. Et des cascades. Tout le long de la route, sur les parois de la vallée, devant, derrière, partout. Un régal. En revanche, je « paye » mon départ tardif et vers 20h50, alors que le jour (et la pluie) se met à tomber, que la température passe lentement sous les 4°, que le vent redouble de violence, je décide d’arrêter de croire que je vais arriver en haut de l’ascension avant la nuit et de me trouver un coin dans la forêt pour y dormir.

Froide nuit d’ailleurs. Malgré les chaussettes que j’ai gardées j’ai l’impression d’avoir des glaçons à la place des pieds. Et de n’avoir dormi que 3 heures. En plus j’ai la visite d’un mulot qui s’est frayé un chemin à coups de dents jusqu’à l’intérieur de ma tente ! On se regarde droit dans les yeux. Puis il a l’air de décider qu’il est plus prudent de repartir d’où il est venu… J’en suis quitte pour une aération supplémentaire dans la tente… Je finis la montée du mont Aigoual et je me dis que j’ai bien fait d’attendre qu’il fasse jour pour arriver au sommet : ça aurait été dommage de ne pas profiter de la vue…

Je prends ensuite la route de Florac. Un panneau annonce : « Route difficile et dangereuse ». Marrant. Une belle descente qui serpente à flanc de montagne, avec le Tornon en contrebas, des petits moments de frayeur quand je quitte la route des yeux un peu trop longtemps pour regarder le paysage, et le soleil qui me fait instantanément oublier la froideur de la nuit… Je fais une petite pause ravitaillement à la boulangerie de Florac, et après avoir englouti une quiche, un pain au chocolat, une part de flan et un truc à l’amande, je me lance dans les gorges du Gardon d’Alès. Je reste sur la nationale, j’ai décidé d’arrêter de suivre les conseils malavisés du GPS. La route est agréable, peu de voitures, encore un bon choix pour Mr Lunet !

Arrivée à Florac
Beau point de vue depuis la N106

Puis arrive le moment où je dois sortir de la vallée. Après 500m sur une route goudronnée je me retrouve sur un chemin de randonnée. Amusant. Surtout venant du type qui veut éviter les conseils malavisés de son GPS. Mais bon, ça faisait longtemps que je n’avais pas monté un col par un GR. Je rigole. La route est pleine de cailloux, je glisse, je dérape, je me retrouve dans la boue, je rigole moins mais j’avance. Puis arrive le sommet du col et son château. Je me réjouis en pensant que je retrouve la route et que je ne vais plus la quitter. En fait non, le GR est de retour quelques kilomètres après. Puis la forêt. Puis le chemin disparaît. Puis je suis perdu. Je ne rigole plus du tout. J’essaie de suivre la trace bleue sur mon téléphone mais il n’y a que des arbres et une pente à 45° en face de moi. Et d’autres arbres couchés en travers de la pente. Et des ronces. Je passe 20 minutes à tourner en rond et à me demander où aller. Je repère un chemin sur la carte qui semble être en contrebas. Je retiens Jay qui veut se jeter dans la pente et dans tous les arbres qui se trouvent sur sa trajectoire. Je finis par enlever les sacoches et porter le vélo sur les 500 derniers mètres. J’ai perdu une bonne heure mais je suis de retour sur une route… Sacré GPS

Le château de Portes
Le chemin a disparu

Je décide de ne plus quitter la route, quitte à faire des détours et à grimper plus de cols qu’il n’en faut (j’en suis déjà à 6 pour la journée !). Au final je suis probablement le chemin le plus court et le plus rapide, le plus plat aussi et j’arrive chez Xavier et Marie à temps pour commencer l’apéro, déguster les pizzas et raconter quelques-unes de mes bêtises à Alice…

Le lendemain, après un petit-déjeuner bien copieux, Raphaël me rejoint pour faire la route jusqu’à Valence. Un peu de vent mais sur le plat, le long du Rhône, au soleil. Une journée parfaite pour une bonne balade à vélo. Je lui confie même Jay pour la seconde moitié du trajet, j’ai l’impression de voler avec son vélo de route tout léger… Et on arrive à Valence, là où (presque) tout a commencé…

Jay s’enfuit…

On the road of Le Tour

Day 294, Toulouse, 17.377 km

There was the alpine stage, with Sandrine and Le B this fall. And there was the Pyrenean stage in spring, this time alone and without the sweater (lost in Sevilla) nor the tie (I had borrowed the one from Le B at the time). The purists will point out that the stage took place on a Tuesday, and that the “Pull-Cravate” is only required on Fridays, but the gesture would have been appreciated anyway, I guess. Without Eve’s help to carry the heaviest luggage either. I was able to recognize part of the route of the Tour de France this summer: I can confirm that the roads are passable, sometimes even new. On the other hand, I am not sure if I will be able to finish in the required time…

So I leave Pau in the early morning, after a champion’s breakfast. The weather is nice, not too hot, there is a little wind at the back, the conditions are ideal. The day’s program is rough: the Tourmalet pass, then the Aspin pass before a forest corner to bivouac somewhere in the Neste valley. I follow a bike path after the exit of Pau that is supposed to take me to Lourdes. But it makes a little too many turns and detours for my taste so I fall back on the departmental road: I am not in the mood to stroll in the fields along the Gave but my legs are itching at the idea of climbing the Tourmalet. Straight to Lourdes! I take a short break in a bakery in the city center and get back on the road. The bike path is straight this time, and I can see the snowy peaks of the Pyrenees in the distance, the excitement is building up! I take another break in Pierrefitte-Nestalas before starting the climb! 

The Gave in Nay
Pierrefitte and the approaching mountains

At the exit of the village, I see a sign that says: « Col du Tourmalet: Closed ». It is written in capital letters, in red, impossible to miss. I look a bit on the internet, the Aspin pass seems to be closed too. Bloody hell. Looking a bit further, I read that the Tourmalet is closed because a ski resort uses the space (including roads) during the winter. As for the Aspin, it is often because of the weather conditions that it is blocked. I tell myself that the weather has been nice for a few days, and that today’s sun will have melted any residual snow, and I certainly don’t want to turn back. So I decide to continue to climb the pass until the road is blocked and then I’ll see what happens…

I first go through some nice gorges to get to Luz-Saint-Sauveur. The road doesn’t go up too much and I even have the wind at my back. Easy. Then begins the real ascent of the pass. It climbs quite regularly, it’s straight, and I have the snowy summits in my back and in front of me. A real treat. Some cars pass me, sign that the road is not blocked right away, some gendarmes too, who come back down a little later… A man in a car stops and reminds me that the pass is closed. I ask him if there is not a path or a small road that allows to go through anyway. He answers me « You surely know better than me… ». Well precisely no, that’s why I ask… I pass a large parking lot and a cable car, but still no barrier that blocks the road. The slope gets a little harder but remains regular. I go up…

These mountains still looking at me…
We enter in the heart of the subject

At 5km from the summit, the dreaded barrier finally arrives. Red and white, with signs forbidding cars, bikes and pedestrians to pass. It’s hard to pretend not to have seen it… The road looks clear, clean. I hesitate to pass. There is a man in his truck who is cleaning the edges. I start the conversation: « Hello sir, I see that the road is closed, but do you think it would be possible to pass? I come from far away, and if I don’t make this pass today, I don’t know if I’ll make it one day… – It’s at your own risk. The road is clean, and moreover today the weather is good. On the other hand, if you meet the gendarmes, you’ll have to handle responsibility. Driving on a closed road, the fine may be high. Especially since it will reopen tomorrow…  » It’s 16:30, I don’t want to pitch my tent and wait for the next day. Moreover the landscapes are already magnificent, and I feel that the rest of the road will be even better. And then, one more ban to brave, it will not be the first, nor probably the last time that it happens. And if I meet the police, at best I could manage to convince them with my story, at worst I pay the fine. Good decision, the end of the climb is amazing… Incredible… Wonderful…

I arrive at the top of the pass, the view is unfortunately a bit blocked on the other side. And the ski resort of La Mongie is not the most beautiful to see either: a huge building in the middle of the valley. Not so nice. I put on my coat and start the descent. A treat. And a little rest for the legs before starting the Aspin pass. And above all, not a gendarme on the horizon. I turn off at Sainte-Marie de Campan and start the climb. I meet some cyclists to whom I ask if we can go through the pass. Apparently yes. It seems that luck is on my side today!

The pass is a bit strange, it goes up, very hard, then it’s flat, it goes down again, it goes up a bit more then it’s flat again. I have a bit of trouble to get into a rhythm. Then comes a new barrier, this time without a sign. If someone asks, I will say that I thought that the ban was only valid for cars… I also start the hardest part of the climb: twists and turns in the forest, twists and turns again and again. But I am encouraged by wild animals: deers, squirrels, birds, which pass on the road while watching me giving blood, sweat and tears to hoist Jay on top of the pass…

The end of the climb
Nice view on the Neste valley

The reason for the closure of the pass becomes clear when I reach the top: roadworks. Apparently the Tour de France is coming this summer so the road has to be refurbished. And new it is, in the first 8 km of the descent. So I let off the brakes and enjoy. Long straight lines on the still warm asphalt. Not bad. I arrive in the valley, find a water point to fill my bottles. I start looking for a place to sleep at night when I meet Alex: « Do you know where you are going? – Toulouse – And tonight? I’m going to find a place a little further in the forest I think – Come to sleep at home if you want! « . Alex, Charles and Germain live in Sarrancolin, they like red wine, pasta with pesto and board games, they even have hot water and a free bed, all the ingredients are gathered to spend an excellent evening!

The theme of the next day: F.L.A.T. Looking at my little notebook, I realized that I had just completed 17 (!!) stages with more than 1.000m of ascent per day. And the stage of the day announces 600m of climb for 1.000m of descent. I sign with both hands. I leave the Neste valley and find the Garonne. I have the impression to have the wind at my back all the time. But no, it’s the effect of riding on the flat. I follow the Garonne cycle route, but I almost never see the river. Except when I cross it.

Crossing the Garonne at Couladère
Straight and flat…

A bit of wind at the end of the stage, but the prospect of meeting friends and family, and spending a weekend of rest in Toulouse gives me wings and I arrive at Diana and Alex’s house in less time than it takes to write this. Extended weekend now!

To finish I’ll give you another dose of Tourmalet, I think I’m still in shock…

Sur la route du Tour

Jour 294, Toulouse, 17.377 km

Il y avait eu l’étape alpestre, avec Sandrine et le B cet automne. Il y aura eu l’étape pyrénéenne au printemps, seul et sans pull (perdu à Séville) ni cravate (j’avais à l’époque emprunté celle du B) cette fois. Les puristes me feront remarquer que l’étape s’est déroulée un mardi, et que le pull-cravate n’est de rigueur que le vendredi, mais le clin d’œil eût été apprécié tout de même, j’imagine. Sans l’aide d’Eve pour transporter le plus lourd des bagages non plus. J’ai pu reconnaitre une partie du parcours du Tour de France de cet été : je peux confirmer que les routes sont praticables, parfois même neuves. En revanche, je ne suis pas certain d’être parvenu à finir dans les délais…

Je pars donc de Pau au petit matin, après un petit déjeuner de champion. Il fait beau, pas trop chaud, il y a un petit vent de dos, les conditions sont idéales. Le programme de la journée est corsé : le col du Tourmalet puis le col d’Aspin avant un coin de forêt pour bivouaquer quelque part dans la vallée de la Neste. Je suis une voie cyclable après la sortie de Pau qui est censée m’amener à Lourdes, mais elle fait un peu trop de tours et détours à mon goût donc je me rabats sur la départementale : je ne suis pas trop d’humeur à flâner dans les champs au bord du Gave mais j’ai les jambes qui fourmillent à l’idée de grimper le Tourmalet. Tout droit jusqu’à Lourdes ! Je fais une petite pause dans une boulangerie du centre-ville et je me remets en route. La voie cyclable est toute droite cette fois, et je vois les sommets enneigés des Pyrénées au loin, l’excitation monte !! Je fais une nouvelle pause à Pierrefitte-Nestalas avant de me lancer dans l’ascension !  

Le Gave à Nay
Pierrefitte et les montagnes qui se rapprochent

Au rond-point à la sortie du village, je vois un panneau qui indique : « Col du Tourmalet : Fermé ». C’est écrit en majuscule, en rouge, impossible à manquer. Je regarde un peu sur internet, le col d’Aspin serait aussi fermé. Quel enfer. En cherchant un peu plus, il est écrit que le Tourmalet est fermé car une station de ski utilise l’espace (y compris les routes) pendant l’hiver. Quant à l’Aspin, c’est souvent à cause des conditions météo qu’il est bloqué. Je me dis qu’il fait beau depuis quelques jours, et que le soleil d’aujourd’hui aura fait fondre tout résidu de neige, et je n’ai surtout pas envie de faire demi-tour. Je décide donc de continuer à monter le col jusqu’à ce que la route soit bloquée et d’aviser ensuite…

Je passe d’abord dans de jolies gorges pour arriver à Luz-Saint-Sauveur. La route ne monte pas trop et j’ai même le vent dans le dos. Facile. Commence ensuite la véritable montée du col. Ça grimpe assez régulièrement, c’est tout droit, et j’ai les sommets enneigés dans mon dos et devant moi. Un régal. Des voitures me doublent, signe que la route n’est pas bloquée tout de suite, des gendarmes aussi, qui eux redescendent un peu après… Un monsieur en voiture s’arrête et me rappelle que le col est fermé. Je lui demande s’il n’y a pas un chemin ou une petite route qui permet de passer quand même. Il me répond « Vous savez surement mieux que moi… » Eh bien justement non, c’est pour ça que je demande… Je passe un grand parking et un téléférique, mais toujours pas de barrière qui bloque la route. La pente se durcit un peu mais reste régulière. Je monte…

Toujours ces montagnes qui me regardent…
On rentre dans le vif du sujet

A 5km du sommet, la barrière tant redoutée finit par arriver. Rouge et blanche, avec des panneaux interdiction de passer pour les voitures, les vélos et les piétons. Difficile de prétendre ne pas l’avoir vue… La route a l’air dégagé, propre. J’hésite à passer. Il y a monsieur dans son camion qui est en train d’en nettoyer les bords. J’engage la conversation : « Bonjour monsieur, je vois bien que la route est fermée, mais vous pensez que ce serait tout de même possible de passer ? Je viens de loin, et si je ne fais pas ce col aujourd’hui je ne sais pas si je le ferai un jour… – C’est à vos risques et périls. La route est propre, et en plus aujourd’hui il fait beau. En revanche si vous croisez les gendarmes, il va falloir assumer. Rouler sur une route fermée, l’amende risque d’être salée. Surtout qu’elle doit rouvrir demain… » Il est 16h30, je n’ai pas envie de planter ma tente et d’attendre le lendemain. En plus les paysages sont déjà magnifiques, et je sens que le reste de la route va être encore mieux. Et puis un interdit de plus à braver, ce ne sera ni la première, ni probablement la dernière fois que ça arrive. Et si je croise les gendarmes, au mieux j’arrive à les amadouer avec mon histoire, au pire je paye l’amende. Je fais bien, la fin de la montée est grandiose… Incroyable… Magnifique…

J’arrive au sommet du col, la vue est malheureusement un peu bouchée de l’autre côté. Et la station de ski de la Mongie n’est pas non plus la plus belle à voir : une énorme barre d’immeubles en plein milieu de la vallée. Bof. J’enfile mon manteau et me lance dans la descente. Un régal. Et un peu de repos pour les jambes avant d’entamer le col d’Aspin. Et surtout, pas un gendarme à l’horizon. Je bifurque à Sainte-Marie de Campan et je commence la montée. Je croise des cyclistes à qui je demande si on peut passer par le col. Apparemment oui. On dirait que la chance est de mon côté aujourd’hui !

Le col est un peu bizarre, ça monte, très fort, puis c’est plat, ça redescend, ça monte encore un peu puis encore du plat. J’ai un peu de mal à me mettre dans le rythme. Puis arrive une nouvelle barrière, cette fois sans panneau. On dira que je pensais que l’interdiction n’était valable que pour les voitures… J’entame aussi la partie plus dure de la montée : des lacets dans la forêt, encore et encore des lacets. Mais je me fais encourager par les animaux sauvages : biches, écureuils, oiseaux, qui passent tour à tour sur la route en me regardant suer sang et haut pour hisser Jay en haut du col…

La fin de la montée
Belle vue sur la vallée ennuagée

La raison de la fermeture du col devient claire quand j’atteins le sommet : des travaux. Apparemment le Tour de France passe cet été donc la route doit être remise à neuf. Et neuve elle est, dans les 8 premiers kilomètres de la descente. Du coup je lâche les freins et je profite. De grandes lignes droites sur le bitume encore tiède. Pas mal. J’arrive dans la vallée, trouve un point d’eau pour remplir mes gourdes. Je commence à chercher un endroit où dormir la nuit quand je croise Alex : « Tu sais où tu vas ? – Toulouse – Et ce soir ? Je vais me trouver un coin un peu plus loin dans la forêt je pense – Viens dormir à la maison si tu veux ! ». Alex, Charles et Germain habitent à Sarrancolin, aiment le vin rouge, les pâtes au pesto et les jeux de société, ils ont même l’eau chaude et un lit de libre, tous les ingrédients sont réunis pour passer une excellente soirée !

Le thème de la journée du lendemain : P.L.A.T. En regardant mon petit carnet, je me suis rendu compte que je venais d’enchainer 17 (!!) étapes avec plus de 1.000m de dénivelé par jour. Et l’étape du jour annonce 600m de montée pour 1.000m de descente. Je signe des deux mains. Je sors de la vallée de la Neste et retrouve la Garonne. J’ai l’impression d’avoir le vent dans le dos en permanence. Mais non, c’est l’effet que ça fait de rouler sur le plat. Je suis l’itinéraire cyclable de la Garonne, mais je ne vois quasiment jamais le fleuve. Sauf quand je le traverse.

Traversée de la Garonne à Couladère
Tout droit, et tout plat…

Un peu de vent sur la fin de l’étape, mais la perspective de retrouver les copains et la famille, et de passer un weekend de repos à Toulouse me donne des ailes et j’arrive chez Diana et Alex en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Weekend prolongé maintenant !

Pour finir je vous remets une petite dose de Tourmalet, je crois que je suis encore sous le choc…

La Vuelta de Iberica!

Day 290, Pau, 17.066 km

And that’s it. With this new stopover in Pau at Marie and Florent’s, I completed my tour of the Iberian Peninsula. It was mountainous (a lot), rainy (especially towards the end), a bit long sometimes, a bit lonely too, but above all beautiful. Breathtaking landscapes, the sea, the mountains, the climbs (Jay feels he can climb the Everest now, I’m trying to convince him to start with the Pyrenees), the wind, Pasteis de Nata, tapas, restaurants, bars, encounters, and hours of pedaling and enjoying. I’m turning a page, we’ll rather go east from now on, but it’s certainly one of the beautiful pages of this trip, full of memories, images, smells, moments, nothings and everythings…

La Vuelta esta completa

At the departure of Santander, my GPS leads me on a « Carril Bici », a bicycle path, and I am so unused to find one that I follow it as long as possible, even if it means making a small detour. I have the opportunity to admire the airport of Santander from very close. Very enjoyable. Then I reach the coast, and a very nice beach in Langre. It is at this moment that the rain (which was threatening since the departure) starts to fall. A nice big rain that soaks, with just enough wind for it to get in my eyes… Perfect. I give up my beach explorations and I ride on the road while waiting for the rain to calm down. This eventually happens towards Isla Playa, where I find another nice beach…

Langre
Isla Playa

The rest of the road to Bilbao is an alternation of ascents and descents, showers and « dry » periods (but no sun either, don’t ask for too much), nice little towns, industrial areas and long stretches of road along fields.

On the road to Bilbao
Another beach

Bilbao offers itself to me under the rain, for a change… Fortunately, the hostel is very nice, and I even have the pleasure to meet another cyclist there, who rides in the other direction, and with whom we spend the evening exchanging on our respective experiences, walking in town and drinking beers until the end of the night…

The night falls on Bilbao
The Zubizuri bridge

The next day, after a champion’s breakfast, I set out towards the Basque coast. In order not to arrive too fast in San Sebastian, I cut directly to the coast, which makes me take the least flat road out of Bilbao. I get pitying looks from all the people I meet and I’m soaked after 5 minutes, but at least I don’t suffer from the cold! And the sun is there so I’m not going to complain about it. I join the coast in Lekeitio, which turns out to be an excellent idea: a nice town, a nice beach, and a great road along the sea where I meet more pedestrians than cars. And at each turn, it offers me an impressive view of the cliffs that go down to the sea. A treat

Lekeitio and its beach
The sea
The best will manage to distinguish Biarritz
The beach of Getaria

I ride along a river and end up in San Sebastian (which according to some sources would be the cleanest city in Europe… There are still empty cans lying around on the beach, like everywhere unfortunately…). For once, I don’t have to complain about the entrance into the city: bike lanes everywhere (and even a bike tunnel!) and drivers who really pay attention to bikes, it’s like being back in Germany… I have time to eat a huge pizza and to have a digestive walk at night before the curfew…

Arrival in San Sebastian
The sun sets

The next day, last day in Spain, I have the pleasure to ride about 30 kilometers on a Via Verde going to Pamplona. A lot of cyclists and walkers at the beginning (May 1st effect I guess), but soon I have the track, the forest and the river all to myself. Once again it doesn’t rain, it’s not too hot either, the conditions are ideal. I also go through many tunnels, some lit (a little) and some not. When the tunnel makes a bend, I have a little shiver when I am completely in the dark, but each time the light comes back quickly. I think I’ve seen everything about tunnels when I find myself with: 1. 650m of unlit tunnel. Even though it’s straight, I very quickly can’t see the bike anymore (and I’m sitting on it and still have my hands on the handlebars). The concept of « light at the end of the tunnel » makes sense. I’m glad that some little joker didn’t put a hole or a rock in my way and I’m happy to get out in one piece. 2. A 4.5 kilometer tunnel. In a semi-light, it seems very long and it’s not very reassuring…

The Via Verde
The light at the end of the tunnel

Just before arriving in Pamplona, I realize that my phone charger is not working anymore. I have 30% of battery left. It’s Sunday. Everything is closed. Annoying. No battery means no GPS, no camera, no way to contact people. Rather complicated. I ride around town but I’m a little too preoccupied with this phone thing so I eat a quick snack and get back on the road. I’ve looked at the route on my phone beforehand, I’ve noted the cities I’m supposed to go through and once I’m sure I’m on the right road I turn off the phone. I feel a bit naked. And I thought I had done a good job on this cell phone addiction…

Leitza, nestled in its valley
Pamplona

I climb in the Pyrenees, under the sun. A first pass, the Erro pass (Erro also happens to be a village, a river and a valley…), then a descent in the eponymous valley and we go up again. Second pass, second descent, towards Roncesvalles this time. There is a monument commemorating the legend of Rolland and a church but that is about all there is to see. The road continues to climb and I am not sure when I will reach the top of the pass. It’s getting late and cold. I see a kind of bunker on the side of the road, but there is water at the bottom. Too bad. 500m farther, I am at the top of the pass of Ibañeta. Easy not to have GPS in fact. And there is a small path on the side which leads to a corner of flat grass. Really too easy…

The next day, the tent is covered with frost and it’s cold. But I still have all the winter gear. Clever! The descent is pleasant, I even have the luxury to catch up with a truck (which distances me again as soon as the road is flat, but well, that was expected). Then I cross the border. Once again, no sign, no customs officer or barrier… Thanks Schengen! I realize that I am in France because the N-135 became the D933 and because cars are passing by closer and faster. Nice. I stop in the first supermarket I find to buy an IGN map of the region. In the old fashioned way, I get ready to join Pau by following the map and road signs! A little old man comes to see me coming out of the supermarket, I’m happy to be able to have a fluent conversation with a « local »: “Hello – Hello Mister – Do you have the right to circulate? – Well, I take it – Ah, that’s good.” He leaves. I don’t know if I should laugh or cry. Apparently the only thing that counts when you meet a traveler is to know if he has the right to travel… The rest of the trip is uneventful, the descent of the Osquish pass offers me a superb view of the snowy summits of the Pyrenees. All this under a radiant sun. A small sandwich bought in the first bakery I encounter makes a quite acceptable lunch break. I also pass by the town of Navarrenx. Very nice from the outside but completely empty once I passed its gates… Arrived in Pau, before going to meet Marie and Florent, I find a store where I can get a new phone cable. The phone still works. Phew. It was funny with the map but I didn

Una Vuelta de Iberica…

Jour 290, Pau, 17.066 km

Et voilà. Avec cette nouvelle escale à Pau chez Marie et Florent, j’ai complété mon tour de la péninsule ibérique. Ce fut montagneux (beaucoup), pluvieux (surtout vers la fin), un peu long parfois, un peu solitaire aussi, mais avant tout magnifique. Des paysages à couper le souffle, la mer, la montagne, du dénivelé (Jay se sent capable de monter l’Everest maintenant, j’essaie de le convaincre de commencer par les Pyrénées), du vent, des Pasteis de Nata, des tapas, des restos, des bars, des rencontres, et des heures à pédaler et à profiter. C’est une page qui se tourne, on va plutôt aller vers l’Est à partir de maintenant, mais c’est certainement une des belles pages de ce voyage, bien remplie de souvenirs, d’images, d’odeurs, d’instants, de tout et de rien…

La Vuelta esta completa

Au départ de Santander, mon GPS me mène sur une « Carril Bici », une piste cyclable, et je n’ai tellement pas l’habitude d’en trouver que je la suis le plus longtemps possible, quitte à faire un petit détour. J’ai l’occasion d’admirer l’aéroport de Santander de très près en prime. On se régale. Je rejoins ensuite la côte, et une très jolie plage à Langre. C’est à ce moment-là que la pluie (qui me pendait au nez depuis le départ) se met à tomber. Une bonne grosse pluie qui trempe, avec juste assez de vent pour qu’elle m’arrive dans les yeux… Parfait. J’abandonne mes explorations de plages et je trace sur la route en attendant que ça se calme. Ce qui finit par arriver vers Isla Playa, où je trouve une autre jolie plage…

Langre
Isla Playa

Le reste de la route jusqu’à Bilbao est une alternance de montées et de descentes, d’averses et de périodes de « sec » (mais pas de soleil non plus, faut pas trop en demander), de jolies petites villes, de zones industrielles et de longues portions de route en bordure de champs.

Sur la route de Bilbao
Encore une plage

Bilbao s’offre à moi sous la pluie, pour changer… Heureusement, l’auberge de jeunesse est très sympa, et j’ai même le plaisir d’y retrouver un autre cycliste, qui fait la route dans l’autre sens, et avec qui on passe la soirée à échanger sur nos expériences respectives, à se promener en ville et à boire des coups jusqu’au bout de la nuit…

La nuit tombe sur Bilbao
Le pont Zubizuri

Le lendemain, après un petit-déjeuner de champion, je me lance à l’assaut de la côte basque. Pour ne pas arriver trop vite à San Sebastian, je coupe directement vers la côte, ce qui me fait prendre la route la moins plate qui sort de Bilbao. J’ai des regards de pitié de tous les gens que je croise et je suis en nage au bout de 5 minutes, mais au moins je ne souffre pas du froid ! Et le soleil est de la partie donc je ne vais pas m’en plaindre. Je rejoins la côte à Lekeitio, ce qui s’avère être une excellente idée : une jolie ville, une jolie plage, et une super route en bord de mer où je croise plus de piétons que de voitures. Et qui à chaque virage m’offre une vue impressionnante sur les falaises qui se jettent dans la mer. Un régal

Lekeitio et sa plage
La mer
Les meilleurs arriveront à distinguer Biarritz
La plage de Getaria

Je longe un fleuve pour finir par arriver à San Sebastian (qui selon certaines sources serait la ville la plus propre d’Europe… Il y a quand même des cannettes vides qui trainent sur le bord de la plage, comme un peu partout malheureusement…). Pour une fois, je n’ai pas à me plaindre de l’entrée dans la ville : des pistes cyclables partout (et même un tunnel cyclable !) et des automobilistes qui font vraiment attention aux vélos, on se croirait de retour en Allemagne… J’ai le temps de déguster une énorme pizza et de m’offrir une promenade digestive à la nuit tombante avant l’heure du couvre-feu…

Arrivée à San Sebastian
Le soleil se couche

Le lendemain, dernier jour en Espagne, j’ai le plaisir de faire une trentaine de kilomètres sur une voie verte en allant vers Pampelune. Beaucoup de cyclistes et de promeneurs au départ (effet 1er mai j’imagine), mais rapidement j’ai la piste, la forêt et la rivière pour moi tout seul. Encore une fois il ne pleut pas, il ne fait pas non plus trop chaud, les conditions sont idéales. Je traverse aussi beaucoup de tunnels, certains éclairés (un peu) et d’autres pas. Quand le tunnel fait un coude, j’ai un petit frisson au moment où je suis complètement dans le noir, mais à chaque fois la lumière revient assez vite. Je crois avoir tout vu en matière de tunnels quand je me retrouve coup sur coup avec : 1. Un tunnel non éclairé de 650m. Il a beau être tout droit, je ne vois très rapidement plus le vélo (alors que je suis assis dessus et que j’ai toujours les mains sur le guidon). Le concept de « lumière au bout du tunnel » prend tout son sens. Je suis content qu’un petit plaisantin n’ait pas mis un trou ou un caillou sur mon chemin et ravi d’en sortir entier. 2. Un tunnel de 4,5 kilomètres. Dans un semi éclairage, ça parait très long et c’est pas très rassurant…

La Via Verde
La lumière au bout du tunnel

Juste avant d’arriver À Pampelune, je me rends compte que mon chargeur de téléphone ne fonctionne plus. Il me reste 30% de batterie. On est dimanche. Tout est fermé. Ennuyeux. Qui dit plus de batterie dit plus de GPS, plus d’appareil photo, plus de moyen de contacter des gens. Dit compliqué. Je fais un tour de la ville mais je suis un peu trop préoccupé par cette histoire de téléphone donc j’avale un rapide casse-croûte et je me remets en route. J’ai pris soin de regarder l’itinéraire sur mon téléphone au préalable, j’ai noté les villes par lesquelles je suis censé passer et une fois que je suis sûr d’être sur la bonne route j’éteins le téléphone. Je me sens un peu tout nu. Et dire que je pensais avoir bien travaillé sur cette addiction au portable…

Leitza, nichée dans sa vallée
Pampelune

Je monte dans les Pyrénées, sous le soleil. Un premier col, le col d’Erro (Erro s’avère également être un village, une rivière et une vallée…), puis une descente dans la vallée éponyme et on remonte. Deuxième col, deuxième descente, vers Roncevaux cette fois. Il y a un monument qui commémore la légende de Rolland et une église mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à voir. La route continue à monter et je ne sais pas trop quand je vais arriver au sommet du col. Il commence à se faire tard et à faire froid. J’avise une sorte de bunker sur le côté de la route, mais il y a de l’eau qui stagne au fond. Tant pis on continue. 500m plus loin, je suis au sommet du col d’Ibañeta. Facile de ne pas avoir de GPS en fait. Et il y a un petit chemin sur le côté qui mène à un coin d’herbe plat. Vraiment trop facile…

Le lendemain, la tente est couverte de givre et il fait froid. Mais j’ai encore tout l’équipement d’hiver. Malin ! La descente est agréable, je m’offre même le luxe de rattraper un camion (qui me distance à nouveau dès que la route est plate, mais bon, on pouvait s’y attendre). Je passe ensuite la frontière. Encore une fois pas de panneau, de douanier ou de barrière… Merci Schengen ! Je me rends compte que je suis en France parce que la N-135 est devenue la D933 et que les voitures qui me doublent passent plus près et plus vite… Super. Je m’arrête dans le premier supermarché que je trouve pour m’acheter une carte IGN de la région. À l’ancienne, je me prépare à rejoindre Pau en suivant carte et panneaux ! Un petit vieux vient me voir en sortant du supermarché, je me réjouis de pouvoir avoir une conversation fluide avec un « local » : « Bonjour – Bonjour Monsieur – Vous avez le droit de circuler ? – Ben, je le prends – Ah c’est bien ». Il s’en va. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Apparemment la seule chose qui compte lorsqu’on croise un voyageur c’est de savoir s’il a le droit de circuler…

Le reste du trajet est sans histoires, la descente du col d’Osquish m’offre une superbe vue sur les sommets enneigés des Pyrénées. Le tout sous un soleil radieux. Un petit sandwich acheté dans la première boulangerie que je croise fait une pause déjeuner tout à fait acceptable. Je passe aussi par la ville de Navarrenx. Très jolie de l’extérieur mais complètement vide une fois passées ses portes… Arrivé à Pau, avant d’aller retrouver Marie et Florent, je trouve un magasin où me procurer un nouveau câble de chargeur. Le téléphone fonctionne toujours. Ouf. C’était marrant avec la carte mais je ne me voyais pas faire le reste du voyage comme ça…

Rain and Fog

Day 286, Santander, 16.515 km

While talking with the hostel manager before leaving Oviedo (in Spanish please!), I tell her about my intention to go to the Picos de Europa park. She has a little grin, as if to say, “Well, that guy must not have looked at the weather forecast” and says, “I hope you won’t have snow”. I, with brimming confidence, answer, “No, no, I checked, the temperatures won’t go below 8°”. As I’m saying goodbye, she gives me her card and says, “If there is anything, call me, I will do my best to help you”. I’m starting to wonder if I’m not a bit reckless on this one… In the end, I escaped the snow, but not the fog, nor the rain, nor the cold, and this in spite of my competition socks and my luxury gloves. I climbed 3 passes above 1.200m and each time it was the same: fog before, after and during the climb, rain soaking on the way up and freezing wind on the way down. Was it worth it? Yes, a thousand times yes. However, I’ll have to come back to see the part above 1.000m because everything looked like this:

As for the passes, if you have seen one, you have seen them all…

One pass…
… looks exactly…
… like the other.

But let’s get back to our story, or rather to Oviedo. I take leave of my host who seems to be worried about me. But the beginning of the stage proves her wrong: the road goes down, I have a light breeze which pushes me nicely, I cross and recross the Rio Viao, everything is fine! The only little hitch is that I find that my tea has a strange taste. Maybe a bag a little old that I took at the hostel in the morning. I taste it again. I understand. The guy salted his tea. That’s worth a Cooking Nobel Prize! Jay and Bob are laughing… As I arrive in Cangas de Onìs, it starts to rain, and I have a feeling of déjà vu: a nice little town surrounded by mountains, but because of the bad weather it looks just like a sad little town… It reminds me of Interlaken, in Switzerland. The next day I found myself under the snow… Let’s hope that the déjà vu stops in the valley…

Cangas de Onìs
There is not enough rain, it is necessary to turn on the fountains..

I start on the road to the Picos de Europa Park. One of the advantages of the overcast weather is that I do not see too far, and therefore I do not think too much about the size of the mountains that I’ll have to climb. They suddenly come out of the clouds, and then leave just as fast as I go around them. I now follow the Rio Sella, and the road starts to climb slowly.

Stairs on the Rio
The sides of the mountains become more and more vertical

Then I see a sign that says: « desfiladero de Los Beyos ». And it’s from this moment that I forget that it’s raining, that I’m cold, hungry, that my legs hurt or anything else than this landscape that unfolds before my eyes. The sides of the montains are getting tighter, steeper and higher. My neck hurts from having my head raised to the sky. Each turn reveals a new series of sharp peaks that tower over me from all their height, while I pass, tiny, a few hundred meters below. And this goes on for kilometers. Kilometers, speechless, stopping every 100 m to take a picture, repeating again and again: “it’s magnificent”. In the evening, looking at the pictures, I am a little disappointed. I don’t know if it’s the rain or just the bad photographer in me, but I don’t find the overwhelming majesty of these gorges on the pictures… I select the best ones, but you will have to go there in person to fully appreciate…

Then I start the ascent of the first of the three passes, the last big piece of my day. It’s still as beautiful, a little more “open” but still as imposing. And I can see the cloud line getting closer and closer. Then I’m in the middle of it. Moreover my lights don’t work anymore, I take out the yellow jacket and cross my fingers so that the cars potentially passing by don’t arrive too fast. The end of the climb goes well, and it’s when I start to go down that it becomes a bit worrying: slippery road, 3 m of visibility, tight curves, a good slope, fortunately I have good brakes. And I quickly get out of the clouds. The road is moreover almost all straight while arriving at Posada de Valdeón.

We get closer to the clouds
The arrival to Posada de Valdeón

I find myself at a crossroads: Either I take the left, I continue to descend towards the village of Cain, where I think I can find a small place to sleep. But everything meter downhill today has to be climbed back up first thing in the morning tomorrow. Either I take a right, and head for the park exit. Heads or tails. Since I passed through a village called Les Faces (Heads in French) in the morning, I take a left (those who didn’t find the link don’t ask me questions, I’m looking for it too…). And when I start to go downhill, when my brakes start to whistle, to heat up, when it even starts to smell burnt, I wonder if it was really a good idea… But the views that are offered to me quickly convince me of the contrary, and the village of Cain itself, with its 4 houses in its steep valley, at the end of the world, offers me a perfect refuge for a well-deserved night of rest.

The next day, the climb is as expected: horrible. And this time I see the signs: 20%. 13%. Then 20% again. The cars that overtake me are in first gear and you can hear that even with an engine the climb is hard. And the rain which starts to fall after 10 minutes does not arrange the things. But as always, we finally arrive there. Posada de Valdeón again and we continue to climb. As the day before, the top of the mountains is in the clouds, and quickly me too. In the rain and the cold. I pass some points of non-view (I imagine that without the fog it must be worth it, but now…). The descent is quick this time, and I find myself in a green valley, without rain, almost dry even!

I cross a nice village and start the last ascent: the San Glorio pass (the Google description says « 1.609 m high pass between Cantabria and Castilla y León with wide views on the mountain peaks ». See photo above for the wide views. Very funny…). I see out of the corner of my eye a sign on my right and I think I read « Zona de Baños ». Baths Zone? I look into the distance and see that the clouds seem to be moving very fast. But are they really clouds? Could it be steam escaping from a hot spring? I start to fantasize, a hot bath now. The dream. I press the pedals harder and harder. This is going to be great. No sun maybe but a hot spring. After 2 kilometers I have to face reality: it was just a cloud. So instead of a hot bath, I get a cold rain and a little breeze sticking my soaked clothes to my body. Not quite the same thing… I climb, I climb. And I’m cold. Despite my super gloves and my even more super socks. Indeed, water is wet, and even Jean-Michel Merinos’ high-tech socks, when they are wet, they don’t keep my feet warm… At the top of the pass, I take the time to admire the non-view on the surrounding summits and I start the descent. This one is endless. I am cold, so I pedal to warm up. But the road is slippery and the turns are tight so I brake. But I’m cold so I pedal. But I’m going too fast so I brake. And it goes on for a long, long time. When I finally get out of the clouds, I have a beautiful view on the valley and I tell myself for the thousandth time that I will have to come back to see all this under a beautiful sun…

Finally out of the clouds!

To finish, I have to go through the gorges of La Hermida. Magic. Even if with the rain and the wind, I sometimes lose the magic side of it. But a small cave on the road allows me to take a break sheltered from the rain and the wind, to enjoy the end of my tea (not salted this time) still hot and to leave the Park whole and in a good mood.

After a short break in a café in Unquera, I go to San Vicente de la Barquera where I think I can find a small piece of forest for the night. I have nice views over the city, but the forest I spotted after this one turns out to be closer to the public toilets than to the wild camper’s dream place, so I continue. I help a German to unload a door off his truck (he didn’t want to explain me what he was going to do with it…) and he shows me a small gravel path that goes down to the beach. Good choice! But the rain that starts to fall again prevents me from enjoying the view during the meal…

San Vicente de la Barquera
Nice view from the window of my room…

The next day, I don’t have any answer from the hostel to whom I asked if it was possible to arrive before the time indicated on the website (i.e. 5 pm). So I make turns and detours, I take my time as rarely to not arrive too quickly. But under the rain, this strategy has its limits. So I end up taking refuge in a restaurant in Santander. On the terrace though, we are not allowed to eat inside. But the rain calmed down and a good hot soup puts me back in good spirits! Enough to take advantage of the remaining daylight after the shower to go to walk in town and to take advantage even of one of the numerous open terraces to get a cold beer!

View on the Magdalena Palace
The Plaza Porticada

Pluie et Brouillard

Jour 286, Santander, 16.515 km

En discutant avec la gérante de l’auberge de jeunesse avant de partir d’Oviedo (en espagnol s’il vous plait !), je lui fais part de mon intention d’aller dans le parc des Picos de Europa. Elle a un petit rictus, l’air de dire, « Oulah, il n’a pas du bien regarder les prévisions météo celui-là » et me lance « J’espère que tu n’auras pas de neige ». Moi, confiant, de répondre, « Non, non, j’ai vérifié, les températures ne descendent pas au-dessous de 8° ». Au moment de me dire au revoir, elle me donne sa carte en me disant « Si jamais il y a quoi que ce soit, appelle-moi, je ferai de mon mieux pour t’aider ». Je commence à me demander si je ne suis pas un peu téméraire sur ce coup-là… Au final, j’ai échappé à la neige, mais pas au bouillard, ni à la pluie, ni au froid, et ce malgré mes chaussettes de compétition et mes gants de luxe. J’ai passé 3 cols au-dessus de 1.200m et à chaque fois c’était la même chose : brouillard avant, après et pendant, pluie qui trempe dans la montée et vent glacial dans la descente. Est-ce que ça en valait la peine ? Oui, mille fois oui. En revanche il faudra que je repasse pour revoir la portion au-dessus de 1.000m parce que tout ressemblait à ça :

Quant aux passages de col, si vous en avez vu un, vous les avez tous vus…

Les cols…
… se suivent…
… et se ressemblent.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à Oviedo. Je prends donc congé de mon hôte qui semble se faire du souci pour moi. Mais le début de l’étape lui donne plutôt tort : la route descend, j’ai une légère brise qui me pousse gentiment, je croise et recroise le Rio Viao, tout va bien ! Seul petit hic, je trouve que mon thé a un goût bizarre. Peut-être un sachet un peu vieux que j’ai pris à l’auberge le matin. Je regoûte. Je comprends. Le type a salé son thé. Ça vaut bien un prix Nobel de cuisine ça ! Jay et Bob se marrent… Au moment où j’arrive à Cangas de Onìs, la pluie se met à tomber, et j’ai une sensation de déjà vu : une jolie petite ville entourée de montagnes, mais à cause du temps pourri ça donne une petite ville un peu triste… Ça me rappelle Interlaken, en Suisse. Le lendemain je m’étais retrouvé sous la neige… Espérons que le déjà vu s’arrête dans la vallée…

Cangas de Onìs
Il n’y a pas assez de la pluie il faut en plus allumer les fontaines…

Je me lance sur la route du parc Picos de Europa. Un des avantages du temps couvert c’est que je ne vois pas trop loin, et donc je ne cogite pas trop sur la taille des montagnes à escalader. Celles-ci sortent soudainement des nuages, puis repartent aussi vite à mesure que je les contourne. Je longe maintenant le Rio Sella, et la route commence tranquillement à monter.

Des escaliers sur le Rio
Les parois se font de plus en plus verticales

Je vois ensuite un panneau qui m’indique : « desfiladero de Los Beyos ». Et c’est à partir de ce moment-là que j’oublie qu’il pleut, que j’ai froid, faim, mal aux jambes ou quoi que ce soit d’autre que ce paysage qui se déroule devant mes yeux. Les parois se resserrent, montent à pic et de plus en plus haut. J’ai la nuque douloureuse à force d’avoir la tête levée au ciel. Chaque virage me révèle une nouvelle série de pics acérés qui me toisent de toute leur hauteur, alors que je passe, minuscule, quelques centaines de mètres plus bas. Et ça dure pendant des kilomètres. Des kilomètres, bouche bée, à m’arrêter tous les 100 m pour faire une photo, à répéter encore et encore : « c’est magnifique ». Le soir en regardant les photos, je suis un peu déçu. Je ne sais pas si c’est la pluie ou simplement moi qui suit mauvais photographe mais je ne retrouve pas l’écrasante majesté de ces gorges sur les images… Je vous sélectionne tout de même les meilleures, mais il faudra vous rendre sur place pour apprécier pleinement…

Puis je commence l’ascension du premier des trois cols, dernier gros morceau de ma journée. C’est toujours aussi magnifique, un peu plus « aéré » mais toujours aussi imposant. Et je vois la limite des nuages qui se rapproche petit à petit. Puis je suis en plein dedans. En plus mes lumières ne fonctionnent plus, je sors le gilet jaune et croise les doigts pour que les éventuelles voitures n’arrivent pas trop vite. La fin de la montée se passe bien, et c’est au moment de commencer à descendre que ça devient un peu inquiétant : route glissante, 3 m de visibilité, des lacets bien serrés, une bonne pente, heureusement que j’ai de bons freins. Et que je ressors rapidement des nuages. La route est en plus quasiment toute droite en arrivant à Posada de Valdeón.

On se rapproche des nuages
L’arrivée à Posada de Valdeón

Je me trouve à une croisée des chemins : Soit je prends à gauche, je continue à descendre vers le village de Cain, où je pense pouvoir trouver un petit coin pour dormir. Mais tout ce que je descends aujourd’hui doit être remonté le lendemain matin à la première heure. Soit je prends à droite, et je me dirige vers la sortie du parc. Pile ou Face. Etant donné que je suis passé par un village qui s’appelle Les Faces le matin, je prends à gauche (que ceux qui n’ont pas trouvé le rapport ne me posent pas de questions, je le cherche aussi…). Et quand je commence à descendre, que mes freins se mettent à siffler, à chauffer, que ça se met même à sentir le brûlé, je me demande si c’était vraiment une bonne idée… Mais les vues qui s’offrent à moi ont vite fait de me convaincre du contraire, et le village de Cain lui-même, avec ses 4 maisons dans sa vallée encaissée, au bout du monde, m’offre un parfait refuge pour une nuit de repos bien méritée.

Le lendemain, la montée est comme attendue : horrible. En plus cette fois je vois les panneaux : 20%. 13%. Puis 20% à nouveau. Les voitures qui me doublent sont en première et on entend au bruit que même avec un moteur la montée est dure. Et la pluie qui se met à tomber au bout de 10 minutes n’arrange pas les choses. Mais comme toujours, on finit par y arriver. Posada de Valdeón à nouveau et on continue à monter. Comme la veille, le sommet des montagnes est dans les nuages, et du coup rapidement moi aussi. Dans la pluie et le froid. Je passe quelques points de non-vue (j’imagine que sans le brouillard ça doit valoir le coup, mais là…). La descente est rapide cette fois, et je me retrouve dans une vallée bien verte, sans pluie, quasiment sec même !

Je traverse un joli village et me lance dans la dernière ascension : le col de San Glorio (la description de Google dit « Col de 1.609 m d’altitude entre Cantabrie et Castille-et-León offrant de larges vues sur les sommets des montagnes ». Cf photo en début de page pour les larges vues. On rigole…). Je vois du coin de l’œil un panneau sur ma droite et j’ai l’impression de lire « Zona de Baños ». Zone de bains ? Je regarde un peu au loin et je vois que les nuages semblent se déplacer bien vite. Mais sont-ce bien des nuages ? Ne serait-ce pas de la vapeur d’eau qui s’échappe d’une source chaude ? Je me mets à fantasmer, un bain chaud maintenant. Le rêve. J’appuie de plus en plus fort sur les pédales. Ça va être génial. Pas de soleil peut-être mais une source chaude. Au bout de 2 kilomètres je dois me rendre à l’évidence : c’était juste un nuage. Du coup en lieu et place d’un bain chaud j’ai une pluie glaciale couplée à une petite brise qui me colle mes habits trempés au corps. Pas tout à fait le même délire… Je monte, je monte. Et j’ai froid. Malgré mes super gants et mes chaussettes encore plus super. En effet, l’eau mouille, et même les chaussettes high-tech de Jean-Michel Merinos, quand elles sont mouillées, elles ne tiennent pas bien chaud… En haut du col, je prends bien le temps d’admirer la non-vue sur les sommets environnants et je repars dans la descente. Celle-ci est interminable. J’ai froid, donc je pédale pour me réchauffer. Mais la route est glissante et les virages serrés donc je freine. Mais j’ai froid donc je pédale. Mais je vais trop vite donc je freine. Et ça dure longtemps, longtemps. Quand je sors enfin des nuages, j’ai une belle vue sur la vallée et je me dis pour la millième fois qu’il me faudra revenir pour voir tout ça avec un beau soleil…

Enfin sortis des nuages !

Pour finir, j’ai encore le droit à un nouveau défilé, celui de La Hermida. Magique. Même si avec la pluie et le vent de face, je perds parfois le côté magique de vue. Mais une petite grotte sur la route me permet de faire une pause à l’abri de la pluie et du vent, de déguster la fin de mon thé (non-salé cette fois) encore chaud et de sortir entier et de bonne humeur du défilé.

Après une petite pause dans un café à Unquera, je rejoins San Vicente de la Barquera où je pense pouvoir trouver un petit bout de forêt pour la nuit. J’ai de jolies vues sur la ville, mais la forêt que j’ai repérée après celle-ci se révèle plus près des toilettes publiques que de l’endroit rêvé du campeur sauvage, donc je continue. J’aide un allemand à décharger une porte de son camion (il n’a pas voulu m’expliquer vraiment ce qu’il comptait en faire…) et il m’indique un petit chemin de graviers qui descend vers la plage. Bonne pioche ! Mais la pluie qui recommence à tomber m’empêche de profiter de la vue pendant le repas…

San Vicente de la Barquera
Jolie vue depuis la fenêtre de ma chambre…

Le lendemain, je n’ai pas de réponse de l’auberge de jeunesse à qui j’ai demandé s’il était possible d’arriver avant l’heure indiquée sur le site (à savoir 17h). Je fais donc des tours et détours, je prends mon temps comme rarement pour ne pas arriver trop vite. Mais sous la pluie, cette stratégie a des limites. Je finis donc par aller me réfugier dans un restaurant à Santander. En terrasse par contre, on n’a pas le droit de manger à l’intérieur. Mais la pluie s’est calmée et une bonne soupe chaude me remettent d’aplomb ! De quoi profiter du temps de jour qui me reste après la douche pour aller me promener en ville et profiter même d’une des nombreuses terrasses ouvertes pour me rafraîchir le gosier !

Vue sur le palais de la Magdalena
La Plaza Porticada