Des pizzas comme s’il en pleuvait…

Jour 339, Naples, 20.954 km

J’avais déjà légèrement adapté mon régime depuis mon arrivée en Italie, avec une place de plus en plus prépondérante donnée aux pâtes et aux pizzas. Mais avec un peu de variété tout de même, dans une volonté de profiter aussi des spécialités locales. Depuis que je suis à Naples, et mon frère pourra en témoigner, lui qui a le droit à un reportage photographique de chacun de mes repas, j’ai un régime très équilibré à base uniquement de pizza et de glace. Au rythme de 2 ou 3 pizzas et 2 glaces par jour. Heureusement que je ne reste pas trop longtemps et que je vais vite me remettre au vélo, sinon je prendrai assez rapidement racine ici…

Avant cela, j’ai bien profité de la ville éternelle, parcourue de long en large, et j’ai même été jusqu’à ajouter un pays à ma liste : le Vatican. Pas d’entrevue avec François par contre, j’imagine que le fait de s’entretenir avec un barbu, un vélo et un dragon en plastique ne lui a pas paru opportun pour le milieu du mois de juin…

Le soleil se couche sur le Vatican…

Le lendemain, départ aux aurores et à la fraiche, et malgré le fait que ce soit un samedi matin, il y a plein de voitures sur la route. Pas le plus agréable des moments quand il s’agit de sortir de la ville mais ça ne dure pas. Et je croise aussi des grappes de cyclistes du samedi, qui ont quasiment tous un petit geste ou un mot gentil. Ça rend le chemin bien plus agréable…

Je retrouve aussi la mer. Je ne sais pas si j’ai été trop gâté en Espagne et au Portugal, mais j’ai du mal à m’enthousiasmer devant des kilomètres de plage, avec les milliers de parasols et les kilomètres de voitures garées sur la route qui vont avec… Heureusement, il y a de temps en temps une petite île ou une montagne qui vient rompre le désenchantement. Mais globalement je regrette les falaises, les petites criques et la sensation d’avoir la mer pour moi tout seul… Peut-être pour plus tard…

J’attends que les gens commencent à rentrer chez eux avant de m’arrêter sur la plage et d’aller piquer une tête. Au moins j’ai à nouveau le sentiment que la mer m’appartient. Et l’impression de laisser toute une journée de sueur derrière moi n’est pas désagréable non plus. Je me trouve un petit coin pour bivouaquer, à deux pas de la mer, avec la ferme intention d’en profiter dès la première heure le lendemain… Pas de chance, je suis réveillé par une armée de fourmis, elles ne piquent heureusement pas mais sont tellement envahissantes que je fuis sans demander mon reste… On se baignera plus tard.

Peut-être pas aujourd’hui en fait, il semble que tous les italiens aient décidé de se rendre à la plage : la route est complètement bloquée dans le sens inverse, et il n’est que 9:30 du matin. Il fait bon se déplacer en vélo au final ! Je croise un autre cycliste, Santorin (je ne suis pas certain du prénom, il faut dire que je l’ai oublié au moment où il s’est présenté, j’espère qu’il ne m’en voudra pas trop), qui s’avère travailler dans l’aéronautique (le monde est petit) et qui fait un petit bout de chemin avec moi. Il me vante la beauté de la plage que nous sommes en train de longer, s’esclaffe devant le fait que tout le monde veuille y aller au même moment, et quand je lui demande si on peut se rapprocher de la mer me montre le chemin. Malheureusement, on voit plus de parkings et de clubs privés que de plage. Et quand on voit la plage, ce n’est pas forcément sous le meilleur angle…

Des kilomètres de bouchons de bon matin !!
Pas la meilleure vue de la mer…

On passe ensuite sur un pont fermé à la circulation car il menace de s’écrouler… Pas rassurant, surtout au vu de l’actualité des ponts en Italie, mais au final rien de particulier à signaler. On a même une jolie vue sur le lac d’Averno en arrivant à Pozzuoli, où Santorin me fait faire un tour de la vieille ville et de son port, m’offre un café et m’amène au bord de la plage avant de faire demi-tour et de rentrer chez lui. Sympa !

Le lac d’Averno
Le front de mer à Pozzuoli

Me restent ensuite une dizaine de kilomètres à faire jusqu’à Naples, et pas les plus faciles… Alors que jusqu’à présent la route a été relativement plate et propre, je dois monter sur les hauteurs de la ville et redescendre sur les pavés… Avec mes histoires de rayons détendus je ne suis pas rassuré, mais au final rien à signaler et j’arrive entier à l’auberge de jeunesse. Le type de la réception me recommande de monter au Castel Sant’Elmo, qui offre de superbes vues à 360° sur la ville et sur la baie. Ce qu’il ne précise pas, c’est qu’il faut monter à peu près 20.000 marches pour y arriver et comme il fait encore 30°, je me demande si j’aurais pas dû encore attendre un peu avant de prendre ma douche de la semaine… Pour sa défense, les vues sont vraiment magnifiques…

La baie et l’île de Capri
Le mont Vésuve qui domine la ville et le port

Je me promène ensuite dans la ville avant de déguster ma deuxième pizza de la journée. Les rues sont sales, ça pue, c’est bruyant, mais tellement vivant : de la musique partout, des gens qui essayent de vendre des souvenirs, des antiquités, des livres, un peu de tout et de rien. Des rabatteurs qui s’égosillent pour rameuter les touristes dans leurs restos. Et à côté de ça des ruelles vides, avec des dizaines de scooters et des draps de couleurs qui pendent des balcons… Un vrai coup de cœur…

Le lendemain, suivant les conseils du réceptionniste de l’auberge, je laisse sagement Jay au parking et je prends le train pour me rendre à Pompéi. Un lieu que je n’avais jusqu’à présent que vu en photo dans les livres d’Histoire. Et je ne suis pas déçu : un vrai dédale, des mosaïques et autres décorations murales parfaitement conservées, l’impression de pouvoir fermer les yeux et d’imaginer des gens marcher dans ces rues, le tout sous le regard (bienveillant ?) du mont Vésuve…

Pompéi et le Vésuve en arrière-plan
L’amphitéatre
Avec des passages piétons pareils les voitures seraient obligées de ralentir !
Vue sur la ville depuis le forum

3 commentaires sur « Des pizzas comme s’il en pleuvait… »

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