Bom Dia!

Jour 272, Coimbra, 15.066 km

Je dois reconnaitre que, malgré mes 9 jours de présence au Portugal, ma maitrise de la langue se résume à dire « Bonjour » et « Merci ». J’ai demandé à au moins 5 personnes comment on disait « Je suis désolé, je ne parle pas portugais, parlez-vous anglais ? » pour l’oublier aussitôt. Mais ça ne m’empêche pas de me faire comprendre quand il s’agit de commander une bière ou une Pasteis de Nata, ou encore de dire bonjour aux gens que je croise sur la route. Un vendeur de vinyles en scooter fan de foot qui s’arrête sur le côté de la route pour discuter pendant un petit quart d’heure. Une mamie dans un petit village qui me lance un « Bonjour » retentissant. Un petit vieux dans le village d’après qui veut me taper dans la main en passant. Echec de l’opération malgré une manœuvre un peu périlleuse, mais l’intention y était. Un bucheron qui me répond un truc incompréhensible. Je souris. Lui aussi. Tout va bien. Et ces filles qui cherchent je ne sais quoi dans la nuit, qui voient ma tente, me voient, disent un truc. Je réponds « Ola ». Elles s’en vont. Pourquoi pas…

Lisbonne – Coimbra. De la pluie, un peu. D’abord au départ de Lisbonne. Le genre de pluie où tu es trempé au moment où tu passes la tête dehors. Heureusement ça ne dure pas, et une pause Pasteis à Belem me permet d’échapper au gros du déluge. Le soir en arrivant à Pedrogão aussi. Je suis sur l’Estrada Atlantica. De belles lignes droites toutes plates avec une piste cyclable en plus, pas super agréable avec la pluie et le vent de face. Je crois voir une éclaircie au loin, je pousse sur les pédales en espérant que ça va se calmer. Il pleut toujours. J’aperçois un bâtiment (magasin ? hôtel ?) un peu à l’écart de la route avec une sorte de préau : les pavés c’est pas l’idéal pour planter les sardines mais au moins je suis à l’abri.

L’Estrada Atlantica

Lisbonne – Coimbra. C’est aussi le point le plus à l’ouest de mon voyage, et cette fois j’ai eu le droit à mon panneau (un monument même). Je suis parti de Lisbonne depuis une petite trentaine de kilomètres, j’ai quitté la côte pour monter un peu dans les terres. Je suis dans une belle descente et le GPS me fait prendre un virage serré à droite. J’ai un panneau devant moi qui m’indique un truc à voir un peu plus bas. « Cabo da Roca ». Un phare probablement. Allez. C’est toujours bien de voir la mer. Il s’avère qu’en plus de la mer, je vois aussi un panneau qui m’annonce que je suis au point le plus à l’ouest de l’Europe continentale. Comme quoi, il s’en est fallu de peu. Je croise aussi un cycliste belge aussi. Pas besoin de faire étalage de mes connaissances en portugais cette fois…

La mer…
… et le Cabo da Roca
Le Monument

Lisbonne – Coimbra. Des tas de belles villes et de beaux villages. Cascais d’abord, juste après Lisbonne. Alcabideche ensuite, un peu plus haut dans les montagnes. Puis Praia Das Maçãs, perché sur une falaise qui domine la plage. Ericeira, où j’ai l’impression que toutes les maisons – je dis bien TOUTES les maisons – sont exactement les mêmes. Geraldes, en hommage à tous les Géralds de ce monde. Peniche aussi. J’ai fait le tour de Peniche qui s’imposait, mais pas en bateau. São Martinho do Porto, nichée sur l’un des bras de la crique dont je n’ai pu trouver le nom. Puis Nazaré, qu’on peut admirer depuis le haut de la falaise qui la domine. Montemor-o-Velho, surplombé par son château (et vu que je suis passé pas Montemor-o-Novo il y a peu, je trouve le clin d’œil sympathique). Coimbra enfin, son université, ses rues pavées, ses parcs, ses églises et ses terrasses pleines (pour une fois !!)

Cascais
Alcabideche
Praia Das Maçãs
Ericeira – trouvez les 7 différences entre la rangée de droite et celle de gauche
São Martinho do Porto
Nazaré
Montemor-o-Novo
Arrivée à Coimbra

Lisbonne – Coimbra. Des kilomètres de falaises. Des plages interminables. Et des côtes de porc pour mériter tout ça (Pour les végétariens, et sûrement pour la majorité des autres aussi, la côte de porc est une côte de type pentue, très pentue même, qui t’arrête dans les deux premiers mètres malgré tout l’élan que tu as pu prendre avant. Une fois en haut de la côte de porc – si tu as réussi à ne pas mettre pied à terre au milieu, tu te retournes et tu t’exclames « Oh le porc !! »). Des moments passés la bouche ouverte, à me demander comment la nature peut faire des choses aussi belles. L’heure passée à faire le tour de Peniche, à m’arrêter pour faire et refaire des photos, à essayer de trouver des mots pour décrire ce que je vois (un puzzle géant peut être), ce que je ressens devant ces rochers qui se dressent au milieu des vagues. Je cherche encore…

Lisbonne – Coimbra. Des pêcheurs aussi. Beaucoup. Je n’ai vu personne remonter quoi que ce soit, mais j’imagine que ça devait quand même mordre…

A partir de demain, petit crochet par la montagne avant de me diriger vers Porto, dernière ville-étape de mon trajet au Portugal. D’ici là, prenez soin de vous !

2 commentaires sur « Bom Dia! »

  1. Et dire que j’aurais eu une adresse à Coimbra à te donner… je m’en souviens juste en lisant ton billet ! En tous cas, ces paysages magnifiques font bien envie. Bises

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  2. Après les extrêmes te voilà revenu à la conquête de l’Est … Après le Nord à Hambourg, le Sud à Tarifa et l’Ouest à Azoia … l’extrême Est possible dans le talon de la botte italienne, au-delà de la ligne Taranto / Monopoli !
    Bon courage !

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